Redonner le goût du collectif
C’est sur un sentiment d’urgence que nous est venue l’idée de ce numéro « Redonner le goût du collectif ». Comment faire quand aujourd’hui, le collectif est mis à mal, appelé par les médias à célébrer la loi du plus fort et de l’individualisme, tout cela sur fond de désengagement de l’Etat, de mondialisation et de financiarisation du monde ? Quelles seraient les conditions qui feraient que le collectif laisse la place à chacun et à tous, en intégrant à la fois l’intime, la singularité de chacun, et l’intérêt général ?
« La psychiatrie doit être faite et défaite par tous » disait-on ...
Par où commencer ?
Le film de Sandrine Bonnaire, « Elle s’appelle Sabine », fait débat. C’’est heureux ! D’une certaine façon, le « J’accuse » provocateur dont Libération s’est fait l’écho, m’apparaît justifié ! Justifié car il aiguise ce débat, débat salutaire, et impératif ! Avec ce film, nous sommes dans une histoire singulière, un parcours, la transformation d’une jeune femme aux prises avec des troubles psychiques et relationnels majeurs. Images en douceur, émouvantes, attachantes, qui alternent entre « un avant » et « un après » l’hospitalisation. Document qui pose donc question à la psychiatrie.

La révolution de la psychiatrie française qui a amené l’élaboration de la psychiatrie de Secteur et la dimension de la Psychothérapie Institutionnelle, s’est faite pendant la guerre à partir de la dimension psychodynamique duSujet. Ses fondamentaux sont la psychanalyse et le Marxisme. Son objectif fut de mettre fin à l’enfermement des malades mentaux, ainsi qu’à leur relégation en dehors de la société. Il s’agissait de rétablir du lien social, redonner leur statut de citoyen aux « fous ».
Elle se propose d’articuler étroitement soins de prévention, de cure et de post-cure des maladies mentales, de créer les conditions d’un droit de cité aux développements de ses pratiques et à ceux qui en font usage, en recentrant fermement ses activités sur l’accompagnement et le traitement de la souffrance singulière (dimension psychodynamique) du sujet et non sur son "contrôle social".
| Date | Nom | Message | Sites Web |
| 27 août | PLANCOULAINE Alain | ||
| 21 août | Syndicat CGT CH Laborit POITIERS | Site du syndicat CGT Laborit | |
| 19 août | brandao david | ||
| 19 août | BRET | ||
| 18 août | BLAISE Marie | PlurilinguaServices | |
| 11 août | TOCQUEVILLE Hervé | ||
| 11 août | CANONGE Bénédicte | ||
| 31 juillet | DASS0 pascal | ||
| 30 juillet | LEHMANN Patrick | ||
| 24 juillet | MASCRE isabelle | ||
| 14 juillet | SOLER Christine | ||
| 10 juillet | VINCENT Brigitte | ||
| 29 juin | VANDENBERGHE DANIELE | ||
| 27 juin | desmares | ||
| 26 juin | VIGLIENO norma |
Décidément un certains nombres de professionnels sont dans un état proche de la stupeur ! Comment ne pas voir ce qui se trame, il suffit de mettre cote à cote un certain nombres d’information, par exemple pour l’atteinte aux libertés, avez-vous lu ce qui c’est passé à Pierrefeu du Var ? La descente de gendarmes et de chiens renifleurs, contraire à toute déontologie médicale, souligne une gestion uniquement administrative de l’établissement. Cet incident remet en lumière une circulaire récente des ministres de l’intérieur et de la justice dont Médecins du Monde demande le retrait.
http://www.ldh-toulon.net/article.php3 ?id_article=1233
Sur l’aspect économique de la situation des hôpitaux, les promesses du plan santé mentale sont mises à mal, seront-elles tenues, rien n’incite à le croire, voir là aussi la déclaration de la FHF
Dégradation historique de la situation financière des hôpitaux - 21/04/2006
Dans l’hypothèse d’une simple reconduction des moyens, la FHF évalue le manque de financement à 1 milliard d’euros en 2006, Cette estimamtion atteint 1,5 milliards d’euros si elle tient compte des mesures nouvelles demandées dans le cadre des plans de santé publique.
Alors bravo aux initiateurs de cet appel, la cocotte est pleine, quand va-t-elle explosée ?
MAGISTRAT à 47 MARMANDE
NE LAISSONS PAS PERIR LA PSYCHIATRIE PUBLIQUE !!
Adjoint des cadres hospitaliers, Syndicaliste à Sud Santé-Sociaux, Bordeaux.
Belle pétition !