LETTRE OUVERTE AUX PARENTS D’ENFANTS D’ADOLESCENTS ET D’ADULTES AUTISTES, A LEURS PROFESSIONNELS EDUCATEURS PEDAGOGUES ET SOIGNANTS Pierre Delion Avril 2009
Depuis plusieurs années, quelques rares parents d’enfants autistes règnent dans le monde des associations de parents d’enfants autistes par la terreur, les dénonciations, les calomnies ad hominem et la manipulation médiatique. Jusqu’à présent, nous étions un certain nombre de professionnels de la pédopsychiatrie à y voir le signe d’une souffrance telle qu’en vivent tous les parents dont un enfant est touché par une maladie, un handicap ou une difficulté majeure qui met en jeu son présent et son avenir. Entre-temps, les pratiques et les prises en charge éducatives, pédagogiques et thérapeutiques ont progressé quelquefois de manière notable, notamment en ce qui concerne les neurosciences, mais aussi les techniques éducatives et les psychothérapies intensives. Aujourd’hui, les équipes de pédopsychiatrie françaises se forment activement pour se situer dans cette perspective intégrative, réorganisent leurs dispositifs pour y accueillir les aspects complémentaires nécessaires pour la prise en charge de chaque enfant et engagent des réflexions cliniques, psychopathologiques et thérapeutiques en tenant compte des avancées des neurosciences, notamment dans la pratique des bilans diagnostiques, mais aussi dans l’élaboration d’hypothèses intégrant les différents aspects complémentaires.
Le meeting du 7 février organisé par "La nuit sécuritaire" à réunit plus de 1500 personnes qui ont adoptée une motion :
Il y a quelques décennies Tosquelles disait : « sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme même qui disparaît ». Pourtant, peu après le tournant du siècle, l’Etat, mettant en pièce le fondement démocratique de son assise, fit tomber sur le pays une lourde nuit sécuritaire laissant l’épaisseur de l’histoire ensevelir le travail de ceux, Bonnafé, Le Guillant, Daumézon, Tosquelles, Lacan, Paumelle, Lainé et d’autres, dont nos générations ont hérité du travail magnifique. Ils avaient fait de leur pratique œuvre de libération des fécondités dont la folie est porteuse, œuvre de libération aussi de la pensée de tous, rendant au peuple son honneur perdu à maltraiter les plus vulnérables d’entre nous.
Les organisations syndicales des personnels médicaux et non médicaux de la Psychiatrie publique se sont réunies le 13 janvier 2009 et déclarent conjointement : Aujourd’hui, c’est sous une pression permanente que s’exerce au quotidien la psychiatrie de service public.
En effet, son activité et ses missions ne cessent d’augmenter alors que ses moyens ont constamment diminué depuis 20 ans, et ce en dépit des plans successifs de psychiatrie et santé mentale.

La révolution de la psychiatrie française qui a amené l’élaboration de la psychiatrie de Secteur et la dimension de la Psychothérapie Institutionnelle, s’est faite pendant la guerre à partir de la dimension psychodynamique duSujet. Ses fondamentaux sont la psychanalyse et le Marxisme. Son objectif fut de mettre fin à l’enfermement des malades mentaux, ainsi qu’à leur relégation en dehors de la société. Il s’agissait de rétablir du lien social, redonner leur statut de citoyen aux « fous ».
Elle se propose d’articuler étroitement soins de prévention, de cure et de post-cure des maladies mentales, de créer les conditions d’un droit de cité aux développements de ses pratiques et à ceux qui en font usage, en recentrant fermement ses activités sur l’accompagnement et le traitement de la souffrance singulière (dimension psychodynamique) du sujet et non sur son "contrôle social".
Décidément un certains nombres de professionnels sont dans un état proche de la stupeur ! Comment ne pas voir ce qui se trame, il suffit de mettre cote à cote un certain nombres d’information, par exemple pour l’atteinte aux libertés, avez-vous lu ce qui c’est passé à Pierrefeu du Var ? La descente de gendarmes et de chiens renifleurs, contraire à toute déontologie médicale, souligne une gestion uniquement administrative de l’établissement. Cet incident remet en lumière une circulaire récente des ministres de l’intérieur et de la justice dont Médecins du Monde demande le retrait.
http://www.ldh-toulon.net/article.php3 ?id_article=1233
Sur l’aspect économique de la situation des hôpitaux, les promesses du plan santé mentale sont mises à mal, seront-elles tenues, rien n’incite à le croire, voir là aussi la déclaration de la FHF
Dégradation historique de la situation financière des hôpitaux - 21/04/2006
Dans l’hypothèse d’une simple reconduction des moyens, la FHF évalue le manque de financement à 1 milliard d’euros en 2006, Cette estimamtion atteint 1,5 milliards d’euros si elle tient compte des mesures nouvelles demandées dans le cadre des plans de santé publique.
Alors bravo aux initiateurs de cet appel, la cocotte est pleine, quand va-t-elle explosée ?
MAGISTRAT à 47 MARMANDE
NE LAISSONS PAS PERIR LA PSYCHIATRIE PUBLIQUE !!
Adjoint des cadres hospitaliers, Syndicaliste à Sud Santé-Sociaux, Bordeaux.
Belle pétition !
Paris, Analyste-Programmeur/webmaster sans emploi.
Oui à tout ce qui libère ( exemple : la Psychanalyse ). Non à tout ce qui enferme ( exemple : les dérives totalitaires de notre société. )
psychologue des hôpitaux (Arles).
En France la politique de la psychiatrie est placée sous la responsabilité des psychiatres... et l’expérience montre qu’il y en a 2 sortes : ceux qui signent ici et les autres qui en sont loin. Alors faisons savoir, ici, que nous pouvons être innombrables et invitons les malades à s’approprier leur statut de citoyen.
Ingénieur informaticien. Lectures à recommander :
1) le livre de Patrick Coupechoux « UN MONDE DE FOUS » aux éditions du Seuil, janvier 2006. Voir le commentaire de Guy Baillon à l’adresse suivante : http://antonin.blog.lemonde.fr/antonin/2006/03/coupechoux_bail.html
2) Le numéro 19 du Journal Français de Psychiatrie (avril 2004) intitulé "Destruction de la psychiatrie, disparition du citoyen".
Praticien hospitalier temps plein, pédopsychiatre (91 I 03) Corbeil-Evry
"ils" utilisent des concepts globalisants comme médecin, praticien, hôpital pour nous "réduire" ainsi que l’originalité de notre pratique désaliéniste d’équipes au rôle de prestataires de service encadrés et contrôlés, bonjour la qualité de sujet et de citoyen, c’est du délire normatif et scientiste, luttons et résistons, vive Bonnafé !
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