1989
53’
couleur
documentaire
Réalisation : Thierry Augé. Production : Taurides productions, La Sept. Participation : FR3, Wallonie image production, CNRS audiovisuel, ministère de la culture et de la communication (DP), ministère de l’agriculture.
Le centre de psychothérapie d’Ainay-le-Château accueille 1150 malades. Ils sont placés dans 400 familles de la région qui doivent "se comporter avec eux comme s’il s’agissait d’un membre de la famille, en tenant compte des égards particuliers dus à un malade (règlement du 13.4.44)." Une pratique instaurée au début du siècle.
Dans certaines maisons, la lucarne était une ouverture pratiquée dans le mur permettant aux nourriciers de surveiller les égarements passagers de leurs ’bredins’. Celle qu’ouvre Thierry Augé nous permet d’observer les relations qui unissent malades et familles d’accueil et ne nous épargne aucune des ambiguïtés d’un tel projet. Saisissant par surprise, au hasard des rues, ces silhouettes étranges, supposées familières, la caméra s’immisce dans diverses situations de la vie quotidienne : bribes de conversation au bistrot, courses chez les commerçants, visites au dispensaire, intimité familiale, mais la nourrice parle de ses ’bredins’, en leur présence, à la troisième personne. L’un d’eux, incidemment, cadre la situation : "Si y’avait pas d’malades, Ainay-l’Château c’est mort. C’est nous qu’on fait vivre Ainay."
source :CNC