Dans les années 50, Lucien Bonnafé affirmait dans une formule restée célèbre qu’on mesurait l’état d’une société ... la manière dont elle traitait ses « fous ».
Il y a 25 ans, le Ministre de la Santé de l’époque Jacques Ralite définissait ... Rouen, dans un discours fortement influencé par les idées de Lucien Bonnafé ,une politique nouvelle de santé mentale, mettant en cause, radicalement l’institution psychiatrique.
Depuis 2004, à la suite du meurtre de deux soignantes de l’hôpital de Pau, la psychiatrie est de retour dans le débat public : mais avant tout sous l’angle de la protection de la société contre la dangerosité supposée du « malade mental », au point que des articles réformant l’hospitalisation psychiatriques sont introduits dans une loi de prévention de la délinquance. Entre protection de la société et soins apportés à des hommes et des femmes en souffrance qu’elle est la place de la psychiatrie ? Comment peuvent travailler ensemble professionnels et non professionnels (élus, travailleurs sociaux, associations...) ? Quelle place faite à la personne souffrant de troubles psychiques qui est également un citoyen à part entière et aux associations d’usagers de la santé mentale ?
Débat animé par :
A. Gouiffès (Psychiatre, Centre Hospitalier du Rouvray)
Avec la participation de :
Hubert Wulfranc Maire de Saint Etienne du Rouvray ,
J. Ralite Ancien ministre (à confirmer),
Melle S. Billard (association Advocacy France),
Mme Chalamet, psychiatre Centre Hospitalier du Rouvray,
B. Doray psychiatre, psychanalyste, qui participa au rapport « Demay » ,
Patrick Coupechoux, journaliste, Alain Lejeune, directeur