Psychiatrie désaliéniste
Accueil du site
Brèves
Non à la perpétuité sur ordonnance !
vendredi 14 novembre
Franck Chaumon est à l’origine de la pétition avec l’association Pratiques de la folie :« Cette déclaration publique est importante. Un pas intolérable a été franchi. Certes il n’est pas nouveau que l’on demande aux "experts" de participer au jugement, dans une confusion des places et des discours. Il y a quelques années, on a instauré la contrainte aux soins comme élément de la peine, et cette obligation ne cesse de s’étendre à toutes sortes de délits et de crimes. Avec cette loi nouvelle, nous passons dans un autre monde : non seulement ce sont les "experts psys" qui vont de fait décider qu’une maladie équivaut à un crime, mais ils devront le prédire !
Séraphine
dimanche 5 octobre
Françoise Cloarec nous conte l’incroyable histoire vraie de Séraphine de Senlis, glissant doucement de la misère à la gloire, de l’originalité à la folie.
Sur le rapport du Pr Guy Vallancien
vendredi 1er août
Guy Vallancien a rendu son rapport de 41 pages le 10 juillet, cinq jours avant la date butoir : il a donc construit et rédigé son texte en cinq semaines, seul (aucun collaborateur n’est mentionné), tout en auditionnant pour cela 108 personnes (dont seulement cinq femmes, le monde hospitalier est entièrement masculin, c’est bien connu).
Une stratégie contre la violence
vendredi 10 novembre

La délinquance n’est qu’un aspect d’un fléau diffus qui touche la famille, l’école, la société.

Une stratégie contre la violence Par Jean-Marie LE GUEN

QUOTIDIEN Libération : jeudi 9 novembre 2006 Jean-Marie Le Guen député de Paris.

La dérive violente d’une partie de la jeunesse fait la une de l’actualité récente. Fera-t-elle aussi notre prochain président de la République ? Elle semble, en tout cas, nourrir le programme de Nicolas Sarkozy, qui estime y apporter une réponse imparable : l’alliance de l’exaltation de la lutte contre la délinquance juvénile et de la montée en puissance de la spirale répressive. Pourtant, l’accroissement de cette violence est un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur, mais qui ne peut pour autant se résumer à la seule question de la délinquance à laquelle on veut souvent la réduire. Les chiffres alarmants concernant les actes violents commis à l’école comme ceux de l’augmentation du nombre de violences à la personne sonnent comme un démenti aux déclarations d’autosatisfaction de Nicolas Sarkozy. Ils prouvent surtout l’erreur de diagnostic et de stratégie du ministre en responsabilité depuis quatre ans, si son véritable objectif est la recherche de la paix civile et de la sécurité des biens et des personnes. Il suffit de se rappeler la crise des banlieues de l’automne dernier pour avoir quelques doutes sur les intentions de M. Sarkozy. Ses propos provocateurs ne furent-ils pas à l’origine des troubles ? Pour tirer des bénéfices personnels de la mise en scène spectaculaire du retour à l’ordre public, fallait-il à ce point exacerber la violence d’une crise sociale latente au risque d’abîmer la cohésion de notre pays et son image à l’étranger ?


Toutes les brèves du site :