Psychiatrie désaliéniste
Accueil du site
Brèves
Non à la perpétuité sur ordonnance !
vendredi 14 novembre
Franck Chaumon est à l’origine de la pétition avec l’association Pratiques de la folie :« Cette déclaration publique est importante. Un pas intolérable a été franchi. Certes il n’est pas nouveau que l’on demande aux "experts" de participer au jugement, dans une confusion des places et des discours. Il y a quelques années, on a instauré la contrainte aux soins comme élément de la peine, et cette obligation ne cesse de s’étendre à toutes sortes de délits et de crimes. Avec cette loi nouvelle, nous passons dans un autre monde : non seulement ce sont les "experts psys" qui vont de fait décider qu’une maladie équivaut à un crime, mais ils devront le prédire !
Séraphine
dimanche 5 octobre
Françoise Cloarec nous conte l’incroyable histoire vraie de Séraphine de Senlis, glissant doucement de la misère à la gloire, de l’originalité à la folie.
Sur le rapport du Pr Guy Vallancien
vendredi 1er août
Guy Vallancien a rendu son rapport de 41 pages le 10 juillet, cinq jours avant la date butoir : il a donc construit et rédigé son texte en cinq semaines, seul (aucun collaborateur n’est mentionné), tout en auditionnant pour cela 108 personnes (dont seulement cinq femmes, le monde hospitalier est entièrement masculin, c’est bien connu).
« Un gène ne commande jamais un destin humain »
jeudi 5 avril
Le généticien Axel Kahn démonte les ressorts du déterminisme génétique, qui tente d’établir un lien direct entre les gènes et les comportements sociaux. Axel Kahn est directeur de l’Institut Cochin et l’auteur de l’homme, ce roseau pensant... Essai sur les racines de la nature humaine (1). Comment le généticien accueille les propos de Nicolas Sarkozy sur le lien entre génétique, pédophilie et suicide ? Axel Kahn. La notion fondamentale à saisir est celle-ci : un gène ne commande jamais un destin humain. Il ne fait qu’intervenir dans un programme complexe auquel participent de nombreux autres gènes en interaction subtile avec un programme biologique, qui définit la réactivité des êtres vivants à leur environnement. Pour l’homme, son environnement psychologique, psychique, éducatif, etc. Une fois pour toutes, il faut abandonner ces notions d’un gène du suicide, du crime, de l’agressivité ou de l’homosexualité. Ce qui n’est pas prétendre qu’il n’y aura aucun effet de la matérialité du cerveau dans la manière dont notre esprit réagit aux agressions du - milieu. Cette variabilité correspond profondément à ce à quoi on doit se confronter quand on est en situation de responsabilité. Ce qui est terrible dans ce que j’appelle « la vieille obsession de la nouvelle droite », c’est ce désir d’utiliser le déterminisme génétique comme un moyen efficace pour s’exonérer de ses responsabilités dans les désordres - comportementaux. Lorsque l’on voit la violence, les agressions sexuelles, les suicides dans tels ou tels milieux socialement et économiquement défavorisés, il est confortable de dire que cela n’est que le résultat d’une caractéristique constitutionnelle et que cela ne doit rien aux anomalies du système que l’on contribue à mettre en place. Assumer ses responsabilités implique de prendre en compte la réalité de l’homme, avec sa diversité. Des individus sont sans doute plus fragiles que d’autres, mais cette fragilité fait partie de l’éventail des comportements possibles.

Toutes les brèves du site :