vendredi 30 mars 2007, 10h30
Psychiatres au bord de la crise de nerfs
Par Annick BENOIST PARIS (AFP) - Plus de patients, plus de paperasserie, moins de moyens, moins d’effectifs... La psychiatrie publique doit désormais atteindre des "objectifs quantifiés", au grand dam des praticiens hospitaliers. Déjà, le nombre de lits d’hospitalisation est passé de 150.000 à 50.000 en dix ans, le nombre de psychiatres en formation a été divisé par dix dans les années 85-86, si bien qu’il faut parfois attendre six mois pour consulter en province. En outre, la formation d’infirmiers en psychiatrie a été supprimée. "En trouver à Paris relève de l’impossible, déplore le Dr Bernard Odier (Paris 13e). Il en manque environ 5.000 en Ile-de-France. Le coût des loyers est tel qu’ils préfèrent s’installer en région". A Paris, le manque de structures alternatives est d’une insuffisance cruciale. Que devient alors un malade mental à sa sortie de l’hôpital ?