Extrait du texte de Maurice Béreau
"Héritière essentielle des conceptions thérapeutiques liés à la lutte contre la contamination psychotique asilaire et aux suites de l’extermination par la faim d’un grand nombre de malades lors de la guerre, la psychiatrie dite sectorielle se voit donc considérablement affaiblie : perte des praticiens et perte d’une culture du soins fondée sur l’alliance des psychiatres hospitaliers avec les soignants et en premiers lieu les infirmiers en psychiatrie. De fait c’est la fin de la parenthèse pinelienne. Les fonctionnement opératoires majorés par le clivage entre catégories professionnelles (rattachement des infirmiers et autres soignants aux cadres supérieurs de soins et à la direction des soins près la direction administrative et non plus près le médecin chef) l’adoption du D.S.M et d’un comportementalisme sommaire, l’accent mis sur les médicaments et la génétique susceptibles d’amender voir de prévenir tout trouble se substituent à l’accompagnement des malades dans la communauté à la recherche du sens qu’incarnent la psychothérapie institutionnelle et la psychiatrie dynamique : particularité très hexagonale les analystes travaillent dans le service publique et lui donnent, souvent, un éclairage qui oriente les pratiques vers cette recherche de sens de liens intrapsychique, interpersonnels et sociaux."
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