Psychiatrie désaliéniste
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Brèves
Non à la perpétuité sur ordonnance !
vendredi 14 novembre
Franck Chaumon est à l’origine de la pétition avec l’association Pratiques de la folie :« Cette déclaration publique est importante. Un pas intolérable a été franchi. Certes il n’est pas nouveau que l’on demande aux "experts" de participer au jugement, dans une confusion des places et des discours. Il y a quelques années, on a instauré la contrainte aux soins comme élément de la peine, et cette obligation ne cesse de s’étendre à toutes sortes de délits et de crimes. Avec cette loi nouvelle, nous passons dans un autre monde : non seulement ce sont les "experts psys" qui vont de fait décider qu’une maladie équivaut à un crime, mais ils devront le prédire !
Séraphine
dimanche 5 octobre
Françoise Cloarec nous conte l’incroyable histoire vraie de Séraphine de Senlis, glissant doucement de la misère à la gloire, de l’originalité à la folie.
Sur le rapport du Pr Guy Vallancien
vendredi 1er août
Guy Vallancien a rendu son rapport de 41 pages le 10 juillet, cinq jours avant la date butoir : il a donc construit et rédigé son texte en cinq semaines, seul (aucun collaborateur n’est mentionné), tout en auditionnant pour cela 108 personnes (dont seulement cinq femmes, le monde hospitalier est entièrement masculin, c’est bien connu).
L’ADN NATIONAL
vendredi 21 septembre

L’amendement de Thierry Mariani au nouveau projet de loi sur l’immigration, adopté par la commission des lois le 12 septembre, propose le recours aux tests ADN pour les demandes de regroupement familial. En cas de « doute sérieux sur l’authenticité de l’acte d’état civil » produit pour justifier sa demande, c’est la solution que se voit offrir (à ses frais...) l’immigré « désireux de prouver sa bonne foi le plus rapidement possible ». L’amendement fait scandale. Mais le député UMP dénonce en retour « la machine à fantasmes » : « Vous croyez sérieusement que les onze autres pays [qui ont mis en place la même mesure] se sont interrogés sur des questions d’éthique ? » Interrogé, le président de la République ne dit pas autre chose : « Quel est le problème ? »

PAR ÉRIC FASSIN, L’OBSERVATOIRE DU 6 MAI mercredi 19 septembre 2007

sur le web : Politis

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