Un projet de loi de réforme de la loi du 27 Juin 1990 va être débattu au Parlement à l’automne, « Projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge ».
Trois mots résument ce projet qui s’inscrit dans le droit fil du discours sécuritaire du Président de la République à Antony le 2 décembre 2008.
Imposture, Illusion, et Régression.
Ci joint le lien pour télécharger gratuitement le numéro 0 des Nouveaux Cahiers pour la Folie.
http://affinitiz.com/space/nouveauxcahierspourlafolie/content/_3CE49977-92AF-4539-9CDC-6C926C325C32
Éloge d’une éthique hospitalière de la folie
Franck Chaumon
Chef de service psychiatrique et psychanalyste, Guy Dana combat au quotidien contre l’isolement sécuritaire et plaide pour une approche solidaire de la souffrance psychique.
COMMENT RESTER HOSPITALIER AU TEMPS VIOLENT DE L’HÔPITALENTREPRISE RENDU IATROGENE PAR SA GESTION MEME : ON GÈRE DES MALADIES Vive la nécessaire réforme de l’hôpital Vive le programme Hôpital 2007 Vive la nouvelle gouvernance Vive la double tarification
A Jack RALITE dont le discours de Sotteville-les-Rouen en 1982 reste hélas, totalement d’actualité.
C’est en référence au livre de Claude JEANGIRARD, fondateur de ces lieux en 1956, (« Soigner les schizophrènes, un devoir d’hospitalité ») que j’ai bâti mon plan : pour lui, les lois de l’hospitalité sont une donnée scientifique et sociopolitique qui s’oppose à la banalisation de la santé mentale qui efface la réalité spécifique de la psychose en tant que paradigme de la maladie mentale. En lui rendant hommage, je fais de cette pensée, la didascalie de mon intervention : l’hospitalité est thérapeutique. A fortiori en psychiatrie.
Après l’entreprise, et avec l’école, l’hôpital est aujourd’hui en France le lieu où s’exprime avec le plus de violence l’idéologie néolibérale et son outil : la gestion. Cela se manifeste par une énorme couche de bureaucratie supplémentaire et un recul de tout ce qui est humain.